Hommage au Père Médard – Samedi 5 mai à 11h00

Un hommage au père Médard de son vrai nom, Jacques Dourmap, lui sera rendu la samedi 5 mai 2018 à 11h00 en l’église de Pabu  (22) (près de Guingamp).
le Père Médard – an Tad Médard – célèbre missionnaire capucin, né à Lanarvily en 1908 et décédé en 1988, fut l’un des derniers missionnaires à « expliquer » les taolennou-tableaux de missions. Responsable des missions régionales, le Père Médard est une figure célèbre dans le Léon et le Trégor. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages en breton, Diwar C’hoarzin, Fatima, An Tri Aotrou, Paotred An Ognon, Istoriou beleien,…
Autour de Guingamp, les amis du père Médard ne l’oublient pas, c’est pourquoi ils organisent cet hommage samedi, la célébration sera suivie d’un dépôt de fleurs sur la tombe des moines capucins, au cimetière de Pabu.
Plus qu’un homme de foi, le père Médard était devenu quelqu’un de connu à Guingamp.« Lorsque j’étais président du centre culturel breton, il est venu plusieurs fois donner des conférences en breton, indique Michel Corlay. On le rencontrait souvent en ville. »
Né le 7 octobre 1908 à Lanarvily (Finistère) dans une famille de neuf enfants, Jacques Dourmap connut la pauvreté dans sa propre famille avec son cortège de privations et d’humiliations dont il gardait un souvenir parfois amer, même lorsqu’il s’exprimait de façon enjouée, avec son humour habituel. Ce fut l’une des raisons pour lesquelles il choisit un ordre proche des pauvres, les Capucins. Il prit alors le nom de père Médard. Pendant de nombreuses années, il a sillonné la Bretagne pour y animer des missions qui ont marqué toute une époque. Prédicateur de talent, il savait convaincre et séduire mais aussi écouter, découvrir, faire naître une amitié. Sa bonté, sa tendresse, sa tolérance, son optimisme donnaient l’image d’un Dieu plus prompt à pardonner qu’à condamner et d’une église débarrassée de ses pompes et de ses lourdeurs, plus proche des humbles. Son amour des pauvres le rendait généreux, inventif, audacieux pour les servir. Pour l’homme seul abandonné jusqu’au peuple d’Éthiopie, à partir du couvent des Capucins de Guingamp, il parvenait à susciter les collaborations les plus multiples et les plus inattendues. C’est avec passion que cet homme de progrès va suivre les travaux du Concile Vatican II en tant que secrétaire particulier de Mgr Person, évêque en Éthiopie. Le père Médard était aussi un écrivain breton de talent. Dans une langue populaire, simple, pleine de poésie, il a écrit plusieurs livres aussi bien sur la vie de son héros, Saint-François d’Assise que sur son village natal (An Tri Aotrou) ou que sur les Roscovites qui partaient vendre des oignons en Angleterre (Paotred an ognon, les Johnnies) et auxquels il avait rendu visite dans leur exil saisonnier. Le père Médard a écrit dans de nombreuses revues sur lui-même et ce qui l’animait jusqu’à son décès le 3 mai 1988.
« Le père Médard a été la cheville ouvrière du retour des Capucins à Guingamp,explique Gilbert Le Roux, un ami. 
Il connaissait admirablement la langue bretonne dans laquelle il a rédigé plusieurs ouvrages. »
Aumônier du lycée Notre-Dame, il se rend aussi régulièrement à la fraternité des malades de Plérin. Et le moine ne se cantonne pas à des livres autour de la religion. Après Ar Werc’hez Vari Hor Mamm (La Vierge Marie notre mère), en 1936, et Fatima, en 1943, il écrit Diwar C’Hoarzhin, en 1946, qui signifie En riant.
Deux ans avant son décès, il publie le livre Paotred an ognon, que l’on pourrait traduire par Les gars des oignons« Il raconte l’histoire de vendeurs Roscovites, qui faisaient du porte-à-porte en Angleterre pour vendre des oignons. Il leur avait rendu visite lors de leur exil saisonnier », raconte Michel Corlay.
Ses écrits lui ont valu une place dans le dictionnaire des écrivains et grammairiens bretons (Geriadur ar Skrivagnerien ha Yezhourien). « La vie, c’est partager les joies et les peines », disait souvent le père Médard. Trente ans après sa mort, ses amis ont toujours ses mots en mémoire.
Nous espérons que cet hommage rassemblera de nombreuses personnes.
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