La revue « Nouvelle revue de Bretagne »

Nous venons de mettre en ligne sur notre bibliothèque numérique les 2 dernières années de la revue « Nouvelle revue de Bretagne » soit les années 1952 et 1953. Ceci grâce à un contributeur. La collection de cette revue est à présent complète.
N’hésitez pas à nous contacter si vous possédez des revues dont les numéros ne sont pas en ligne. En effet, nous sommes toujours à la recherche de nouveaux numéros pour compléter les collections. Vous pouvez aussi nous aider en faisant un don en euros. L’appel aux dons est à présent en ligne. Notre association fonctionne sans aide publique car nous souhaitons conserver notre indépendance.
Merci d’avance de votre générosité!
http://bibliotheque.idbe-bzh.org/document.php?id=nouvelle-revue-de-bretagne-1953-16093&l=fr
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Le président de l’IDBE à Terre-Neuve

Le président de l’IDBE, Erwan Fouéré, est actuellement en voyage à Terre-Neuve à la découverte des lieux portant des noms bretons. Nous profitons donc de ce voyage pour évoquer sans prétention  ce lieu bien connu, du moins de nom par de nombreux bretons et des Paimpolais en particulier.
Terre-Neuve (en anglais Newfoundland ; enmicmac Ktaqamk et en gaélique Talamh en Eisc) est une grande île située au large de la côte atlantique de l’Amérique du Nord. Elle fait partie de la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador ; la capitale de la province, Saint-Jean, se trouve sur l’extrémité est de l’île, le point le plus oriental de l’Amérique du Nord. Ce territoire est devenu une province canadienne en 1949. L’île est séparée du territoire du Labrador, l’autre moitié de la province, par le détroit de Belle Isle, et de l’île du Cap-Breton (Nouvelle-Écosse) par le détroit de Cabot. Un des plus beaux endroits de Terre-Neuve est lpéninsule d’Avalon, où se trouve Saint-John’s, la capitale, à l’extrémité Sud-Est de l’île 
Les Vikings y débarquèrent vers l’an 1000, et une première exploration britannique y fut faite vers 1497. En 1502 des pêcheurs anglais commencent à fréquenter les bancs de Terre-Neuve, suivis par les Normands en 1506, les pêcheurs bretons de Dahouët en 1510 (à la suite de leur découverte de l’île Cap-Breton en 1504), de Bréhat en 1514, de Saint-Brieuc en 1516 puis des vaisseaux d’à peu près toutes les nations européennes ayant une façade sur l’Atlantique.
Vers 1530, 50 navires de pêche européens viennent chaque année pêcher la morue, amenant une population saisonnière de 1 250 personnes. Simultanément, les Inuits sur une partie du territoire de Terre-Neuve entrent en conflit avec les Beothuks, ainsi qu’avec les pêcheurs blancs. À partir de1580, les affrontements sont endémiques entre Inuits et Européens.
La pièce la plus significative concernant la possible découverte de Terre-Neuve par des pêcheurs bretons est une charte de l’abbaye de Beauport à Paimpol, datée de 1514, et qui fait état d’un litige entre les moines et les habitants de l’île de Bréhat à propos de droits, établis 60 ans auparavant (donc vers 1454), de dîme sur la pêche « tant à la coste de Bretaigne, la Terre-Neuffre, Islande que ailleurs »

Photo : Le président Erwan Fouéré, icebergs à Saint-Lunaire – Griquet

 
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‘RIGANTONÁ – RHIANNON – RIWANNON’

 SOUSCRIPTION POUR LE LIVRE    ‘RIGANTONÁ – RHIANNON – RIWANNON’

Ar Riegezh evel maouez en danevelloù predenek o andon

Diwar-benn ar Riegezh –Flaith- evel maouez, evel rouanez peoc’hgar, eo e vo komzet amañ: *Rigantona ar Gelted Kozh – Rhiannon mojennoù Kembre ha moarvat hor Riwannon, mamm da Sant Herve. Parez ha karez eo-hi, disheñvel avat, da zoueezed kelt all (Brigantia/Ana) hag indezeuropat all (Dêvi/Śakti). Zoken ma ouezomp mat ez eus anezho holl, an hevelep doueez, e tri stumm, teir c’hefridi ha tri live er « gealoniezh teirlodennek » (Le Roux- Guyonvarc’h).
Klasket e vo amañ tennañ gounid eus studiadennoù, pe eus troidigezhioù bet embannet endeo, a-benn klask sevel ur steuñv tro-dro d’ar riegezh evel maouez-rouanez; etre ur roue –*Ri, kozh-kabac’h, direizh, digalon ha dic’houest da ren; un haroz –Nia, (re) yaouank, re vuanek evit derc’hel mat ar rouantelezh ha « perc’hennañ » ar riegezh, o lakaat evel-se ar gevredigezh, en arvar. Pep tra o vout e darempred, anat, gant ar Bed-All. El levr-mañ e vo kinniget studial ar roudoù a chom eus kement-se en hol lennegezh koshañ: al lennegezh predenek hec’h andon, pe vrezhonek, pe gembraek, pe c’hoazh gallek e ve. Dalc’homp soñj ne vez eus al lennegezh skrivet-se, peurvuiañ, nemet roudoù un hengoun kalz donnoc’h, o tont eus hol « lennegezh dre gomz », nemet aet da goll.
Livre en Breton édité par l’IDBE     Ecrit par: Yann Duchet
Ce livre nous parle de la Souveraineté féminine celtique –Flaith-, spécialement étudiée dans les textes brittoniques: en gallois, breton ou ancien français. C’est de la Souveraineté pacifique dont il est ici question: *Rigantoná – Rhiannon – Riwannon, entre deux rivaux, le vieux roi et le jeune guerrier, mettant ainsi toute le société en péril.
Format : 15 X 21 mm – 180p – Sortie prévue : Septembre 2018
Je désire participer à la souscription du livre
  ‘RIGANTONÁ – RHIANNON – RIWANNON’
 au tarif préférentiel de 17€ (au lieu de 20€) frais de port inclus. Pour cela envoyez votre nom et adresse accompagné d’un chèque à l’ordre de IDBE à l’adresse suivante: IDBE, 16, rue de la Madeleine 22200 Guingampidbe.gwp@gmail.com – 0681875463 ou commandez directement sur la boutique: http://idbe-bzh.org/boutique/ouvrages-en-breton/rigantona-rhiannon-riwannon/
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Rendez-vous samedi 26 mai à Bains sur Oust

Rendez-vous demain, samedi 26 mai à Bains sur Oust ( près de Redon) pour l’inauguration du Mémorial Nominoë. Dès 10h00 l’IDBE sera à votre disposition sur son stand garni de nombreux ouvrages dont certains à prix défiant toute concurrence. En souscription, nous sommes heureux de vous présenter le livre de Yann Duchet: ‘RIGANTONÁ – RHIANNON – RIWANNON Ar Riegezh evel maouez en danevelloù predenek o andon’ – Sortie prévue au mois d’octobre, présence de l’auteur sur le stand. Ouvrage en langue Bretonne, Ce livre nous parle de la Souveraineté féminine celtique -Flaith-, spécialement étudiée dans les textes brittoniques: en gallois, breton ou ancien français. C’est de la Souveraineté pacifique dont il est ici question: *Rigantoná – Rhiannon – Riwannon, entre deux rivaux, le vieux roi et le jeune guerrier, mettant ainsi toute le société en péril.

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Yann Talbot nous a quittés- Marv eo an Tad Yann Talbot

L’abbé Yann Talbot nous a quittés des suites d’une longue maladie.
Prêtre bretonnant (il avait une licence de breton et de celtique), s’est donné corps et âme pour Dieu et la Bretagne.
Ses obsèques auront lieu le jeudi 17 mai à 15h00 en l’église Saint Jean de Baly à Lannion (centre ville).
Yann Talbot (1940 Lannuon-2018 Plerin) zo ur skrivagner brezhonek hag ur beleg katolik.
Person Landreger e oa bet goude bezañ bet hini Rostrenenn, a-raok dont da barrez Lannuon. Un toullad troidigezhioù en deus bet embannet el Liamm diwar danevelloù Jorge Luis Borges, William Faulkner ha re all. Troet en deus ivez Franz Kafka. Bet eo bet kelenner war ar skiantoù armerzhel ha sokial ha war ar brezhoneg.
lidet a vo an obidoù diriaou 17 a viz Mae da 15e (Iliz Sant Yann ar Vali e Lannuon)
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Un siècle de réveil culturel et artistique breton (1860-1960)

Fête de la Bretagne –

Un siècle de réveil culturel et artistique breton (1860-1960)

A Callac, au Cinéma, jeudi 24 mai 2018,  20h30

Tous publics. Entrée : 5 €

L’association Eostiñ Spered ar Yezh propose cette année, à l’occasion de la Fête de la Bretagne, une conférence-concert animée par Jean-Jacques Monnier et Olivier  Caillebot, respectivement historien et réalisateur bien connus. Il s’agira d’une conférence, sous la forme d’un dialogue, avec images et vidéos, consacrée à un siècle d’art en Bretagne, à une période où elle a été à la pointe de l’innovation. Les chanteurs du pays apporteront une note festive avec des chants collectés en breton.

Contrairement à ce que l’on croit souvent, le réveil politique, économique, social et culturel de la Bretagne ne date pas des années 1950, bien des innovations ont été ébauchées avant. Sur le plan artistique, un réveil se manifeste, d’abord initié par des artistes venus de Paris et des grandes villes découvrir la Bretagne « authentique ». Puis le mouvement s’implante et s’intègre à la dynamique bretonne. Lorsque la guerre 1914-1918 éclate, des talents novateurs se manifestent déjà dans la sculpture et la peinture. Dans les années 1920, le mouvement des Seiz Breur tente de fédérer des créateurs dans de nombreux domaines, notamment les arts décoratifs.  A côté de lui et avec des influences réciproques, de nombreux autres créateurs émergent, avec une force qui rappelle le courant Arts Déco, le Bauhaus allemand et surtout l’Arts and crafts britannique (1880-1910). Les innovations en matière d’architecture touristique, religieuse et même d’édifices publics sont nombreuses et marquent encore notre environnement.

Pour clore la soirée, les membres de l’association Eostiñ Spered ar Yezh invitent les spectateurs à partager gratuitement gâteaux et boissons.

 

 

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Invitation à la réunion annuelle de l’IDBE 2018

Madame, Monsieur,

Nous avons le plaisir de vous inviter à participer à la réunion annuelle de l’IDBE qui se tiendra le samedi 19 mai à 14h00 au Centre Culturel Breton (à présent Ti ar Vro) à Guingamp, 5 place du Champ au Roy

L’ordre du jour est fixé comme suit:

  • mot du président
  • compte rendu des activités 2017 et projets 2018
  • point sur les ventes
  • point sur les sites
  • Préparation de la journée d’octobre
  • Questions diverses.

Compte tenu de l’importance des questions traitées, il est souhaitable que vous soyez présent. Toutefois si vous n’êtes pas en mesure d’assister à la réunion, vous trouverez ci-joint un formulaire de vote par procuration. Vous pourrez ainsi vous faire représenter par un membre de votre choix. La réunion est ouverte à tous, mais seuls ceux à jour de leur cotisation 2017 peuvent voter, il n’est pas trop tard pour vous en acquitter.

La réunion sera suivie d’un pot de l’amitié.

Comptant sur votre présence, veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre considération distinguée.

Ci dessous pouvoir et rappel de cotisations 2017 à imprimer ou recopier sur papier libre:

POUVOIR

Je soussigné(e)…………………………………………………………………………………

demeurant ……………………………………………………………………………………….

Membre de l’Institut de Documentation Bretonne et Européenne

DONNE POUVOIR A:………………………………………………………………………

de me représenter à la réunion du 19 mai 2018

 

Fait à …………………, le………………………………….

(signature précédée de la mention « bon pour pouvoir »)

Rappel Cotisation 2017

Prénom —————————————————

Nom——————————————————–

Adresse——————————————————

Verse à L’INSTITUT DE DOCUMENTATION BRETONNE ET EUROPEENNE , la somme de

 

[ ] 25€ en qualité de membre actif

[ ] ——en qualité de membre bienfaiteur

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Hommage au Père Médard – Samedi 5 mai à 11h00

Un hommage au père Médard de son vrai nom, Jacques Dourmap, lui sera rendu la samedi 5 mai 2018 à 11h00 en l’église de Pabu  (22) (près de Guingamp).
le Père Médard – an Tad Médard – célèbre missionnaire capucin, né à Lanarvily en 1908 et décédé en 1988, fut l’un des derniers missionnaires à « expliquer » les taolennou-tableaux de missions. Responsable des missions régionales, le Père Médard est une figure célèbre dans le Léon et le Trégor. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages en breton, Diwar C’hoarzin, Fatima, An Tri Aotrou, Paotred An Ognon, Istoriou beleien,…
Autour de Guingamp, les amis du père Médard ne l’oublient pas, c’est pourquoi ils organisent cet hommage samedi, la célébration sera suivie d’un dépôt de fleurs sur la tombe des moines capucins, au cimetière de Pabu.
Plus qu’un homme de foi, le père Médard était devenu quelqu’un de connu à Guingamp.« Lorsque j’étais président du centre culturel breton, il est venu plusieurs fois donner des conférences en breton, indique Michel Corlay. On le rencontrait souvent en ville. »
Né le 7 octobre 1908 à Lanarvily (Finistère) dans une famille de neuf enfants, Jacques Dourmap connut la pauvreté dans sa propre famille avec son cortège de privations et d’humiliations dont il gardait un souvenir parfois amer, même lorsqu’il s’exprimait de façon enjouée, avec son humour habituel. Ce fut l’une des raisons pour lesquelles il choisit un ordre proche des pauvres, les Capucins. Il prit alors le nom de père Médard. Pendant de nombreuses années, il a sillonné la Bretagne pour y animer des missions qui ont marqué toute une époque. Prédicateur de talent, il savait convaincre et séduire mais aussi écouter, découvrir, faire naître une amitié. Sa bonté, sa tendresse, sa tolérance, son optimisme donnaient l’image d’un Dieu plus prompt à pardonner qu’à condamner et d’une église débarrassée de ses pompes et de ses lourdeurs, plus proche des humbles. Son amour des pauvres le rendait généreux, inventif, audacieux pour les servir. Pour l’homme seul abandonné jusqu’au peuple d’Éthiopie, à partir du couvent des Capucins de Guingamp, il parvenait à susciter les collaborations les plus multiples et les plus inattendues. C’est avec passion que cet homme de progrès va suivre les travaux du Concile Vatican II en tant que secrétaire particulier de Mgr Person, évêque en Éthiopie. Le père Médard était aussi un écrivain breton de talent. Dans une langue populaire, simple, pleine de poésie, il a écrit plusieurs livres aussi bien sur la vie de son héros, Saint-François d’Assise que sur son village natal (An Tri Aotrou) ou que sur les Roscovites qui partaient vendre des oignons en Angleterre (Paotred an ognon, les Johnnies) et auxquels il avait rendu visite dans leur exil saisonnier. Le père Médard a écrit dans de nombreuses revues sur lui-même et ce qui l’animait jusqu’à son décès le 3 mai 1988.
« Le père Médard a été la cheville ouvrière du retour des Capucins à Guingamp,explique Gilbert Le Roux, un ami. 
Il connaissait admirablement la langue bretonne dans laquelle il a rédigé plusieurs ouvrages. »
Aumônier du lycée Notre-Dame, il se rend aussi régulièrement à la fraternité des malades de Plérin. Et le moine ne se cantonne pas à des livres autour de la religion. Après Ar Werc’hez Vari Hor Mamm (La Vierge Marie notre mère), en 1936, et Fatima, en 1943, il écrit Diwar C’Hoarzhin, en 1946, qui signifie En riant.
Deux ans avant son décès, il publie le livre Paotred an ognon, que l’on pourrait traduire par Les gars des oignons« Il raconte l’histoire de vendeurs Roscovites, qui faisaient du porte-à-porte en Angleterre pour vendre des oignons. Il leur avait rendu visite lors de leur exil saisonnier », raconte Michel Corlay.
Ses écrits lui ont valu une place dans le dictionnaire des écrivains et grammairiens bretons (Geriadur ar Skrivagnerien ha Yezhourien). « La vie, c’est partager les joies et les peines », disait souvent le père Médard. Trente ans après sa mort, ses amis ont toujours ses mots en mémoire.
Nous espérons que cet hommage rassemblera de nombreuses personnes.
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Conférence « KAMELLIA E PEP LIORZH E BREIZH » Plonevez-Porzay 02 mars 2018

Texte de la conférence 

 « KAMELIA E PEP LIORZH E BREIZH »

 

Ur ger e Brezhoneg evit kregiñ.

« Kamelia e pep liorzh e Breizh », « Des camellias dans chaque jardin en Bretagne », tel est le titre du livre paru en breton pour le festival du livre de Carhaix en octobre 2017. L’idée a germé un an plutôt dans les locaux de l’IDBE . C’est dans le pays de Guingamp où l’IDBE est basée que se trouvent quelques uns des acteurs les plus actifs du monde des camellias. Cependant c’est la Bretagne toute entière qui est concernée par cette histoire et c’est donc aux cinq coins de la Bretagne que l’équipe a cheminé. Nous avons rencontré quelques uns des acteurs professionnels et ainsi de parcs en pépinières, de festivals en jardins, nous nous sommes enrichis de connaissances et de savoir sur cette plante magnifique.

Un autre postulat était de faire se rencontrer l’univers de l’IDBE – conservatoire et préservation écrit et iconographique de la Bretagne et des minorités européennes – et celui de la culture du camellia (qui fait également partie de notre patrimoine) dans notre pays à travers les obtenteurs, les jardins professionnels ou amateurs, les pépiniéristes ou encore les directeurs de collections.

A ce jour, il n’existait aucun livre en Breton sur le camellia alors que la plante est omniprésente en Bretagne, on pourrait croire qu’elle est là depuis toujours bien enracinée en terre de Bretagne !

Elle nous surprend par sa floraison et est aussi au centre d’un enjeu économique….

La première description du camellia est l’œuvre du médecin Allemand Kämpfer en 1712. C’est l’éminent botaniste suédois Karl Von Linné qui nomme le genre « Camellia » en 1735 et c’est le frère jésuite Joseph Kamelius qui est le père du camellia sans ne l’avoir jamais vu ni connu. Pharmacien, il a exercé aux Philippines et est décédé en 1706 un an avant la naissance de Linné.Il était originaire de Moldavie (Tchécoslovaquie). Linné a voulu rendre hommage au jésuite spécialiste des plantes médicinales du nom de Kamel, il a donné au Tsubaki (nom japonnais du genre), le nom camellia en latin. Camellia avec « LL » en latin et en langue anglaise, le plus souvent un « L » en langue française. En Breton : Kamelia pe Kamellia ? La question est posée… on attend vos choix !

 

Dans le monde 350 espèces de camellias ont été découvertes à ce jour. Toutes sont originaires des régions tropicales ou du moins avec un hiver doux et un climat humide. La Chine du Sud avec leYunnan (55), Guangxi (66), le Guandong (50), le Sichuan (29) mais aussi Taiwan (8), le Japon (4) Tibet (2), Nepal (2). La plupart vivent entre 500 et 1500 mètres d’altitude.

 

Les 17 et 18èmes siècles ont été des siècles d’exploration et de découvertes lointaines grâce à la bravoure de navigateurs comme le capitaine Cook et de scientifiques embarqués sur les navires à voile.

Dès 1775, les premiers camellias arrivent en Italie, idem en Espagne et au Portugal . Au Sud-est de Saint-Jacques de Compostelle (Galice) on peut voir un arbre camellia dans les jardins de Palacio de OCA, c’est un reticulata ‘Capitaine Rawes’ il fait 10m de hauteur, 9m40 de largeur, 1m60 de circonférence à 1m de hauteur.

En Belgique à Gant dès 1809, est organisée la première exposition consacrée aux camellias.

En Allemagne, ce n’est pas moins de 100000 plants qui sont cultivées en 1850 malgré un climat continental (très chaud en été, très rigoureux l’hiver) d’où l’obligation de les cultiver en pots et de les rentrer en serre hors gel en hiver.

Dans tous les pays les sociétés savantes s’organisent et font la chasse aux plantes et espèces exotiques rares.

En Angleterre c’est la Royal Horticultural Society qui s’active à enrichir les serres et jardins royaux .

En Europe, le camellia est d’abord venu sous forme de tisane d’ailleurs ce sont les Hollandais qui ont introduit le thé (camellia Sinensis…) dans les salons anglais. Les camellias ‘Alba Plena’ et ‘Variegata’ étaient déjà admiré en Grande-Bretagne en 1790…

Les camellias sont aujourd’hui présents au sud des USA (Californie, Georgie, Louisiane….), en Afrique du Sud, en Australie, Nouvelle Zélande, Japon, Chine, Inde du Nord, Vietnam, au Sri Lanka, en Europe le long de la côte Atlantique (grâce au Gulf stream), en Italie (région des lacs : Come, Majeur, de Garde) Belgique, Hollande, Allemagne (cultivé en serre), Portugal, Espagne…

 

En Bretagne aussi évidemment on le voit partout ! Quand on parle du camellia en Bretagne, le regard se tourne de suite vers Nantes.

Comme partout en Europe, les premiers plants sont venus en Bretagne dans les soutes ou sur les ponts des navires, bien emballés et arrosés à l’eau douce.

A Nantes, Abraham Ferdinand Favre fait figure de précurseur en faisant venir d’Angleterre 10000 graines qu’il sème dans les serres de son jardin de Saint-Sébastien sur Loire. Les milliers de plants qui lèvent, il les transplante les années suivantes en pleine terre à l’extérieur. Ils ont résisté au froid des hivers contrairement aux croyances d’alors et Mr Favre a mis en évidence que les camellias pouvaient s’adapter au climat breton. La mode était jusqu’alors de les planter en serre. Maire, député et sénateur de Nantes, il fut aussi obtenteur avec ‘Henri Favre’ et d’autres variétés.

A Nantes comme à Angers plusieurs maraîchers se lancent dans l’horticulture souvent en complément d’activité avec l’arrivée d’une nouvelle classe bourgeoise et aisée qui se fait construire maisons et jardins arborés.

Si à Nantes une des plus ancienne pépinière sont les établissements Bureau, on peut noter que déjà en 1829 Jean Gouillon créait le camellia ‘Nannentensis’ .

D’autres obtentions Nantaises et Bretonnes ‘Marguerite Gouillon’ 1842 par les pépinières Drouard Gouillon, ‘Duc de Bretagne‘ en 1849. Prospère Nerrière crée ‘Gigantea’ . En 1848 voit la mise en place des jeux floraux, fête des fleurs de camellias dotés de prix pour les création de nouveaux camellias mais aussi pour les établissements horticoles. Être nominé autant pour les amateurs que les professionnels était très recherché. Les catalogues végétaux faisaient déjà leur entrée dans le monde de la « pub ».

Le 16 mars 1856, (remarquez la date), le jury des jeux floraux est réuni au grand complet, quand, tout à coup le canon tonne une fois et à de nombreuses reprises !. Non ce n’est pas la guerre qui recommence mais l’annonce d’un heureux événement royal : l’enfant de Eugénie de Montejo et de Napoléon III est né. Favre-Couvet frère d’Abraham, sous préfet à Colmar, en vacances, présent à la réunion et lui-même passionné par le camellia propose de breveté l’une de ses obtentions ‘Prince Impérial’- Rouge vif.

En 1856, 600 plants de camellias sont exposés à Nantes lors de la fête dont 150 cultivars. (Le Cultivar est une variation de plante qui est maintenue en culture. Désigne exclusivement une variété horticole depuis 1959).

En 1865 l’arrivée du train à Nantes va faciliter le commerce et les voyages….

Jean Heurtin, grande figure Nantaise du camellia crée en 1879 ‘Beauté de Nantes’

La fleur de camellia portée en boutonnière ou au poignet fait un véritable tabac, ça fait très chic !

Le premier janvier 1888, ce n’est pas moins de 120000 fleurs du camellia ‘Noblissima’ qui sont vendues aux halles de Paris. La variété ‘Noblissima’ crée en 1834 par Mr Lefevre à Gand en Belgique reste encore aujourd’hui un blanc très apprécié par la longévité de sa floraison (de novembre à mars!)

Pour conclure on peut affirmer que « Naoned a zo Kêrbenn ar c’hamellia e Breizh ».

Nantes capitale du camellia en Bretagne mais pas la seule ville, bourg et jardin où le camellia est aussi à la maison.

Le plaisir de cultiver cet arbuste ou tout autre (hortensias, rhododendrons, fushias) reste aussi le plaisir de partager.

Une autre figure incontournable du monde des camellias, un éminent ecclésiastique est bien sûr l’abbé Berleze qui publie en 1845 sa célèbre monographie du genre ‘Camellia’, où il présente plus de 700 cultivars. Elle reste la bible des passionnés et amateurs de camellias. (Réédité en 2005)

Et encore, le vicomte Charles de Noailles, membre de la « Royal Horticultural Society » d’Angleterre et propriétaire d’un magnifique jardin de camellias à Grasse (Var) et l’un des membres fondateurs de l’ICS.. En 1962, qui regroupe l’ensemble des botanistes et amateurs de camellias de la planète…Bleue.

En Bretagne, Jean le Bihan de Poullaouen (29) fait figure aussi de précurseur. Dans les décennies 1960 – 1970, il cultive dans son jardin de nombreuses variétés venant des USA, du Japon, de Chine, d’Australie…Il publie « Pas de jardin sans camellia » réédité en 1971 où il exprime pleinement sa passion pour les camellias.

Noël Yezou de Quimper président de la société d’horticulture de cette ville, est aussi un pionnier et il n’est pas le seul..

Voici maintenant quelques camellias présents dans le livre :

Chouchou’ – blanc – Joséphine Berehouc

    • Jules Verne’ – Rouge – Thoby
    • Gloire de Nantes’ – Henri Guichard
    • Amzer Nevez’ – Fañch ar Moal
    • Fondation Luciano Pavarotti’ – Rouge -Fañch ar Moal
    • Côtes d’Armor ‘- Fañch ar Moal
    • Kerdalo’ – Roger Salaün
    • Paul Sérusier’ – Roger Salaün
    • Parc Leo’ – André Gloaguen
    • Pompon Rouge’ – André Gloaguen
    • ‘Paulinette’ – André Gloaguen
  • D’autres obtentions Nantaises :
  • 1883 ‘Donckelaeri’ Eugène Lize, Mathurin Lize.
  • ‘Gloire de Nantes’ , le Lys, ‘Madame Henry Cormerais’, sport de ‘Noblissima’, ‘Jules Verne‘ et ‘Chardonnet’ (Thoby)
    • 2004 ‘Casimir’ Le maitre de Carquefou

 

Lors de la conférence les obtentions et les obtenteurs sont commentés et expliqués comme dans le livre « Kemellia e pep liorzh e Breizh »

http://idbe-bzh.org/boutique/nonclassé/kamellia-e-pep-liorzh-e-breizh/

 

Parmi les obtenteurs de camellias bretons :

    • Roger Salaun de Château neuf du Faou. Obtenteur de la Charlotte (pomme de terre) après 10 ans de recherches et de plus de 30 autres variétés dont ‘Amandine’. Créateur d’un jardin de 350 variétés ….. Un des promoteurs de la collection de camellias du domaine de Trevarez (lui aussi labellisé Garden of Excellence par l’ICS).
    • Fañch ar Moal, Park ar Brug 14000m² avec 850 variétés. Labellisé en 1996 par le Conservatoire Français des collections végétales spécialisées et en 2012 son jardin devient « Garden of excellence » par l’ICS.
    • Andre Gloagen Park Leo à Plouisy, jardin de 7300m². Créateur d’une des plus grande base de données : Camelbase, lui-même obtenteur de camellias.
    • Mikael Korle de Goudelin (22), autre passionné, 350 plants de camellias dans son jardin. A beaucoup appris grâce à Fañch ar Moal..

Pour finir citons Jean Laborey et Paul Plantiveau, ingénieurs botanistes à Nantes, pépinières Liberge ….

Des jardins à visiter sans modération :

Tout d’abord les deux jardins publics classés « Garden of excellence » par l’ICS :

    • Les parcs et jardins du château de Trevarez (29)
    • Le jardin botanique de Nantes (44)

Le seul jardin privé classé « Garden of excellence » par l’ICS :

  • Park ar Brug (22) chez Anne et Fañch ar Moal (François le Moal en français) à Plouisy qui se visite uniquement sur rendez-vous. Le label crée en 2003 regroupe les 50 plus beaux jardins de camellias au monde.

A Nantes d’autres jardins de camellias remarquables :

  • Le jardin de Prose
  • Les parcs et jardins de la Beaujoire
  • La Gaudinière

A Fougères , les jardins et le château. A vannes, Lorient, Brest, Saint-Pol de Léon. Mais aussi le Parc florale de Haute-Bretagne, Le Chatellier (35)

Les jardins privés :

  • Annie et Jean-Paul Lamezec à Plougastel Daoulas (29)
  • Guy Andro à Plouharzel (29)
  • Ewen à Rumengol (56)
  • Kerdalo à Trédarzec (22)
  • Jardins de Marie-Thérèse Bleuzen à Brieg (29

Et bien sûr :

  • Le conservatoire des obtentions bretonnes à Château-Neuf du Faou

outre sa situation remarquable en hauteur de la ville, il regroupe plusieurs centaines de variétés de camellias issus de la terre bretonne de Nantes à Brest et de Plougastel Daoualas à Pontorson. A l’initiative du jardin conservatoire, Mr le Maire Jean-Pierre Rolland, la municipalité, la Société Bretonne du Camellia et bien sûr Roger Salaün. Du jardin, on aperçoit bien le château de Trevarez et la Montagne Noire, la Montagne de Laz. Un jeune jardin qui va fleurir dans les décennies et les siècles à venir. On lui souhaite aussi d’être labellisé « Garden of Excellence » mais déjà il est « Liorzh Dispar ».

Pendant la conférence les nombreuses variétés de camellias sont expliquées, sans oublier

l’Art Floral, Ikebana : également connu sous le nom de kadō, « la voie des fleurs » ou « l’art de faire vivre les fleurs », est un art traditionnel japonais basé sur la composition florale. Le camellia bonsaï, les festivals, l’art photographique….

Des conseils de plantation vous seront expliqués ainsi que des renseignements sur les différentes maladies….puis questions – réponses.

 

 

Du 25 au 29 mars 2018 Congrès international à Nantes

Encore une fois où la ville de Nantes a accueilli le Congrès international du camellia.

280 botanistes et amateurs spécialisés réunis par l’ICS pour débattre, étudier mais aussi visiter les parcs et jardins, les pépinières…

Le congrès est organisé tous les deux ans et change à chaque fois de continent.

Lors du pré-congrès du 21 au 25 mars, ce n’est pas moins de 160 congressistes qui ont sillonné la Bretagne de Parcs en jardins dont un bon nombre a été cité au cours de la conférence…

L’international Camellia Society (ICS) est actuellement présidé par un botaniste de Chine. Neuze hetomp dezho un degemer mat e Breizh !

 

Bibliographie :

« Les camélias » de Jean Laborey aux éditions Flammarion, collection La Maison rustique – 1986

 

Conférence réalisable en breton ou en français. Durée de 1h30 à 2h00, avec PowerPoint. Nous nous tenons à votre disposition

 

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Minority SafePack – Nous sommes un million à signer pour la diversité de l’Europe

Minority SafePack – Nous sommes un million à signer pour la diversité de l’Europe

Tudoù,

Nous attirons votre attention sur cette initiative citoyenne Européenne très importante (liens et infos à la suite). C’est plus qu’une pétition c’est une démarche officielle et contrôlée qui contraindrait la commission Européenne à légiférer en faveur des minorités. Ça permettrait non seulement de mener enfin des politiques linguistiques et culturelles à partir des « régions » et aussi d’influer pour une relocalisation des décisions. Il faut un million de signatures avant le 7avril 2018, le score est passé de 650 000 à 850 000 signatures en 2 semaines. Quant aux signatures recueillies dans l’hexagone elles sont passées de 2500 à un peu plus de 3000 dans le même laps de temps, concrètement c’est un peu la honte (ainsi qu’il l’est dit en Breton dans le reportage FR3 BZH : ur vezh !) Nous comptons sur vous pour signer, partager et faire connaître cette initiative.
Enfin il faut se munir de sa carte d’identité ou de son passeport pour valider la signature.

Trugarez vras d’an holl

a galon deoc’h.

https://www.facebook.com/aita.brezhoneg/videos/2092516041012898/

https://ec.europa.eu/citizens-initiative/32/public/#/

 https://www.facebook.com/regionalistesbzh/posts/2089948701248484?pnref=story
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