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Exclus

Chaque année, depuis 3 ans, nous publions les recueils de poèmes sur les « Saints de la Vallée » de Sabine Daicamps. « Un chant d’amour à la Bretagne. A une certaine Bretagne que l’on craignait en voie de disparition mais dont l’âme se remet à vibrer dans « le sublime écrin » de Carnoët, là où les saints d’Armorique, à l’aube du XXI ème siècle, ont décidé de se donner rendez-vous pour réveiller à nouveau le peuple breton. « Apprends moi les mots qui réveillent un peuple.. » écrivait Yan-Ber Calloc’h voici un siècle ! Sabine Descamps possède ces mots. Car ce sont des mots de poésie. » (Extrait de la préface de Philippe Abjean créateur du site pour le tome III )

Écrivaine, journaliste et poète, maintenant en retraite à Saint-Servais (22) près de Carnoët, Sabine écrit au gré des statues des Saints Bretons érigées à la Vallée d’année en année.

Hélas, nous venons d’apprendre la raison pour laquelle les 2 premiers opus ne sont plus en vente dans la boutique du site, et que notre stand n’est plus le bienvenu lors de leur « Kan ar Vein »: ………………..

Nous éditons sous le nom de Fondation Yann Fouéré et ce nom fait peur à certains membres du conseil d’administration de la Vallée des Saints, soucieux d’apolitisme et qui craignent des réactions hostiles d’élus régionaux. « Liberté, liberté chérie…… »

Tout comme Sainte Tréfine, il y a de quoi perdre la tête, où du moins se la cogner contre les murs à défaut de faire entrer une once de bon sens et de libre arbitre dans la caboche des Bretons soumis aux dictactes des élus jacobins de tous poils.

Attention Danger

Samedi 16 avril , la conférence de Françoise Morvan (célèbre anti bretonne haineuse !) a été perturbée par des humanistes démocrates Bretons . Ceux ci l’ont interpelée sur ses nombreux mensonges et sa réécriture de l’ Histoire Bretonne. Elle n’a donc pas pu présenter sa conférence car elle a été poussée dans ses retranchements…. Elle a affirmé que les militants Bretons actuels sont des néo nazis! Nous appelons donc tous les démocrates Bretons à aller assister à ses conférences (peu importe le sujet qu’elle présente : histoire , poésie, biographie…) car il faut l’empêcher de diffuser ses mensonges… De même il faut mettre la pression sur les organisateurs de ces soirées pour qu’ils évitent d’inviter cette femme nocive pour la Bretagne!

Nous lançons un appel à tous ceux qui, à l’instar d’Anne-Marie Lilti ont été victimes de la procédurière sot da stagañ (Affaire Armand Robin), à se manifester auprès de nous.

Certes Morvan a gagné son procès pour Plagia contre Anne-Marie, mais il faut savoir qu’elle et Markovich ont de très bons avocats rompus à ce genre d’exercice et les médias tels que « Mediapart » derrière eux…..combat inégal.

Proposez nous vos écrits

La bibliothèque numérique de l’IDBE a pour vocation de mettre en ligne et ainsi à la disposition du plus grand nombre des documents rares et/ou anciens, difficilement consultables ailleurs, du moment qu’ils présentent un intérêt  pour la Bretagne, les Bretons et les Minorités Européennes.

Cependant, certains contributeurs nous ont proposé leurs écrits, nous avons réfléchi à la place que nous pourrions accorder à de nouveaux travaux. Mais, puisque notre postulat est de mettre à disposition des outils de réflexions à travers l’écrit et l’image pourquoi ne pas faire de la place à des écrivains, essayistes, etc…de qualité. Notre comité de lecture s’est réuni et nous avons choisi de mettre en ligne, pour le moment, trois travaux qui respectent notre ligne éditoriale.

Le premier est « Frontières » de Colette Trublet, il est en ligne depuis plusieurs jours et a été consulté et téléchargé de nombreuses fois, (rubrique: « Droits des Minorités »). Quelques commentaires nous sont parvenus, que nous avons fait suivre à l’auteur,  la ligne de discussion est toujours ouverte.

Le second est « Un Taol-Lagad war Anvioù Parkeier Langoad », c’est un rapide regard sur les noms de parcelles à Langoad en 1836, vous le trouverez en rubriques « Breton  » et « Histoire locale ». Ce travail est en cours de traduction en français.

Le troisième, mis en ligne très récemment est: « Chroniques Bretonnes » de JaKes Page, ce document se trouve dans la rubrique « Littérature ».

Nous vous laissons les découvrir et vous faire votre opinion, que vous n’hésiterez pas à nous communiquer. Nous mettons un point d’honneur à répondre à chaque personne qui nous laisse un commentaire.

Nous vous invitons à nous transmettre vos propres travaux, nous les lirons tous et leur accorderons toute notre intention. Se faire éditer est difficile et l’auto-édition est chère. La solution est d’être publié en ligne. Vous êtes alors certain que votre travail sera consulté par de nombreux lecteurs. La bibliothèque de l’IDBE est riche de plus de 1200 documents et chaque semaine nous en ajoutons. Aussi le nombre des consultants augmentent proportionnellement car c’est un site qui se renouvelle et s’enrichi constamment.  A vos plumes!*

*Pour rappel: notre site est à but non lucratif, pour le faire fonctionner nous faisons des appels aux dons, mais en aucun cas il n’est question d’argent entre nos auteurs et nous.

 

 

 

 

MILLE DOCUMENTS EN LIGNE

 6 Mois-1000 documents en ligne

La bibliothèque numérique de L’IDBE   vient de mettre en ligne son 1000ième document.

Symboliquement, c’est un article de Yann Fouéré!

C’est l’occasion d’une première évaluation après 6 mois de fonctionnement. Le site répond donc aux attentes que nous avions émises lors de sa présentation en Octobre 2015 que ce soit en accessibilité, en nombre de visiteurs, dans la variété des documents proposés.

 

Rappelons déjà que le site fonctionne avec ses fonds propres, sans soutien « institutionnel », gage de son indépendance à bien des égards, qu’il s’articule autour du fonds documentaire de l’I.D.B.E.  Aujourd’hui – et il faut les remercier- d’autres contributeurs nous apportent régulièrement leurs documents, lesquels sont numérisés et mis en ligne: Cette marque de confiance nous honore comme elle honore (tout) le mouvement breton:   Créer et  mettre en oeuvre,  pour mettre en commun et partager : Rassembler…

 

Ainsi La Bibliothèque Numérique de L’IDBE propose déjà un large éventail de documents téléchargeables gratuitement: livres, brochures, plaquettes, journaux… sur notre histoire nationale, sur notre langue, sur notre économie, …. (Ceux-ci couvrant l’ensemble du territoire historique breton)  comme il est proposé aussi des documents concernant les autres minorités nationales d’Europe.

Quelques exemples:

Documents concernant l’agriculture : 62

Documents en breton (hors journaux) : 210

Documents d’histoire locale: 100

Documents d’histoire : 87

Nombres de journaux complets ( ou quasi complet ): Kroaz Ar Vretoned, Wanig ha Wenig, Stur, Sked, Brittia, Studi hag Ober, Le fureteur Breton( incomplet) , Dihunamb ( incomplet ), Kroaz Breiz, ect ect

Les plus anciens : 1624 acte notarié à  Domloup, 1675 cahier de paroisse de La Roche Derrien, 1697 la vie du R P Julien Maunoir,…

Le plus gros en nombre de pages: Biographie Bretonne Levot 1900 pages

 

La bibliothèque Numérique  a acquis une reconnaissance auprès des internautes principalement bretons, en témoignent les données suivantes:

Téléchargement par mois: actuellement 800

Temps moyen des consultants sur le site : 10mn

Taux de nouveaux venus ce dernier mois: 40%

La quasi totalité des documents ont été téléchargés au moins une fois

L’essentiel des visiteurs étant de Bretagne et de la région parisienne, quelques uns  d’autres pays du Monde (Irlande, Etats Unis, Espagne, Belgique ….)

Le système d’abonnement aux nouveautés, diffusé une fois par semaine,  est très utilisé et est rediffusé ensuite par certains utilisateurs auprès de leur structure ou association.

Le moteur de recherche Google intègre directement certains téléchargements, de manière directe sans passage sur le site (et donc sans comptabilisation dans nos données).

Ces chiffres nous confortent dans notre action, mettent  en évidence la nécessité d’ouvrir largement les fonds documentaires aux générations actuelles comme aux prochaines.. Cela sera un travail de longue haleine et beaucoup reste à faire:

-Compléter les séries de périodiques à numéros manquants

– Mieux documenter certains domaines (mer, arts, par exemple)

– Renforcer le réseau des  » contributeurs »

– Renforcer l’équipe technique

 

 

L’ IDBE a créé un outil au service des Bretons d’aujourd’hui et de demain, il nous faut l’affirmer et le renforcer. Et ne comptons pas sur un quelconque suzerain pour nous y aider…

 

 

A LIRE DE TOUTE URGENCE ET EN PRIORITÉ !!!!

PARLEMENT DE BRETAGNE « Feu mal éteint ».  Gérard Gautier

En vente en ligne dans la boutique de l’IDBE, cet excellent essai sur l’incendie du Parlement de Bretagne en 1994.

L’écriture est toujours aussi juste et ciselée, les éléments détaillés et fouillés. On retrouve le style inimitable de G Gautier.

On referme le livre que l’on a lu d’une traite avec des points d’interrogations plein la tête, mais aussi en ayant axquis des certitudes……

http://idbe-bzh.org/boutique/auteurs/gerard-gautier/580/

Bref Panorama de l’édition en langue bretonne par Gilbert Geffroy

  • Le nombre de livres en breton publiés annuellement est de plus de 100 titres. Ce nombre à tendance à augmenter . Le tirage moyen pour un  titre  en  breton  s’élève     à 1 300 exemplaires (2 400 pour les titres bilingues) et on compte une quarantaine de structures qui éditent en breton, soit environ 20% des éditeurs bretons. De nombreux emplois pour les brittophones sont désormais liés à ce secteur.
  • Près de la moitié des livres publiés sont destinés aux adultes. L’offre abordant l’art, la vie quotidienne ou les sciences humaines est encore assez ténue et il en va de même pour les bandes dessinées.
  • La plupart des éditeurs sont associatifs, cependant 25% d’entre eux a un statut commercial ( Société anonyme – SA , Sociéré à responsabilité limitée – SARL, ect )
  • L’édition en langue bretonne se caractérise et fonctionne essentiellement grace au bénévolat mais globalement 30% des personnes y travaillant sont salariés
  • Annuellement ce sont environ 110 titres qui sont publiés soit 8 % de la production nationale bretonne en livres
  • 85% des publications en breton sont des créations, 15% des traductions d’oeuvres litteraires du patrimoine mondiale
  • Les publications bilingues ( breton-français, breton -anglais..) ne présentent que 25% de la production ( 75% en breton uniquement )
  • L’offre de livres en breton pour la jeunesse est important et plusieurs maisons d’editions y consacrent quasi uniquement ( 20 titres nouveaux par an )
  • L’offre éditoriale est surtout littéraire et des manques sont repérés dans les domaines artistiques ( Coüt plus élévé ) , technologiques et les livres pratiques…
  • les périodiques en breton pour adultes : journaux et revues: un hebdomadaire “YA” tirant à 1200 exemplaires, des mensuels surtout d’informations générales et littéraires : Al Liamm (littérature), Hor Yezh ( linguistique) , Al Lanv ( société et politique) , Brud Nevez ( litterature) , Imbourc’h ( litterature) , Minihi Levenez( religion) , des bimensuels comme Bremañ ( faits de société )
  • les périodiques en breton pour la jeunesse : Plusieurs revues sont destinées a la jeunesse elles sont mensuelles La Maison d’édition “Keit Vimp Bev” propose des mensuels adaptés aux différentes tranches d’age ( Rouzig de 3 a 5ans- Louarnig pour les enfants jusqu’à 12ans , Meuriad pour les jeunes adolescents… ) L’ensemble de ces revues sont de haute qualite graphique professionnelle.
  • L’essentiel de le distribution des revues en breton se fait par abonnement ( 84 %) et est diffusée  en moyenne à 500 exemplaires.
  • Il faut noter que les grands journaux quotidien francais de diffusion bretonne ( Ouest France et Le Télégramme ) publie reguliérement des articles en breton ( en général une fois pas semaine ) Il en va de même pour des hebdomadaires comme Le Trégor…

 

Comment peut-on être Alsacien, essai sur l’identité française de Pierre Klein

Nous vous conseillons vivement le dernier ouvrage de Pierre Klein:

Comment peut-on être Alsacien, essai sur l’identité française, Editions Salde, 5 bd de la Victoire à Strasbourg, 12 €
(voir extrait de recensions ci-après)
Extraits de recensions
 
Comment peut-on être Alsacien, essai sur l’identité française
1.            « Pierre Klein s’inscrit… dans la lignée des grands intellectuels qui ont lutté, au siècle dernier, pour cette modernisation et cette démocratisation de notre pays : un Yves Person, un Robert Laffont ou un Richard Marienstras. » Henri Giordan in Diasporiques
2.            « Pierre Klein geht die Frage von Sprache und Identität des Elsass in seinem klar geschriebenen, klar argumentierten lesenswerten Text von einem neuen Standpunk an. Für ihn ist de elsässische Problematik „kein eigentlich elsässisches Problem, noch weniger ein deutsches, sondern vor allem ein französisches“. » Emma Guntz in DNA
3.            « … le propos de Pierre Klein dans cet essai … transpose le problème alsacien à un niveau philosophique, en quelque sorte une suite à la Psychanalyse de l’Alsace de Fr. Hoffet. » L’Ami-Hebdo
4.            « Ce nouveau livre, à la fois savant et courageux est avant tout un acte de foi en l’avenir, et on sait que l’auteur s’emploie depuis longtemps par son action politique énergétique, à transformer ses idées en réalités. » Yves Plasseraud, président du GDM
5.            « En 135 pages, Pierre Klein nous invite à nous réconcilier avec nous-mêmes et à assumer notre alsacianitude de façon déterminée, logique et sereine. » François Weiss in L’Outre-Forêt
6.            « Pour Pierre Klein il s’agit non pas de se soustraire aux principes universels, mais au contraire de considérer que ceux-ci ne prendront véritablement leur sens que si les identités culturelles et les appartenances multiples ne font pas l’objet de discriminations… Il s’agit notamment de faire prendre en compte les justes revendications de la diversité des vécus dans une déconstruction-reconstruction de l’histoire de France permettant à toutes les mémoires occultées de s’inscrire dans une nouvelle mise en perspective, base d’une identité nationale actualisée et vivante pour les Français d’aujourd’hui. Le devoir de mémoire doit aller impérativement de pair avec la prise en compte de la diversité des mémoires. » Elan, cahier du FEC.
Pierre Klein:Promoteur de l’enseignement régional bilingue et d’une identité alsacienne ouverte et plurielle inscrite dans le post-nationalisme. Pierre Klein est aussi un militant historique du mouvement culturel alsacien.

Philosophe et essayiste, il est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles traitant des problèmes alsaciens.

La philosophie politique qui domine sa démarche est celle de l’être et du vivre ensemble, celle de la responsabilité et de l’éthique, celle aussi du nécessaire lien entre diversité et égalité, entre universalité et particularité, entre identité et altérité. En somme, il est question pour lui de garantir l’union dans la diversité d’individus et de groupes différents et égaux.

Le 24 avril 2016 marque le centenaire de : «  L’Insurrection de Pâques 1916 – Les Pâques Sanglantes à Dublin. » La bibliothèque numérique de l’IDBE consacre un dossier sur l’Irlande et son histoire. Tous les thèmes et types de documents sont abordés, dans le sens le plus large.

Le lundi de Pâques du 24 avril 1916, en pleine guerre mondiale, un groupe d’Irlandais se soulèvent contre le colonisateur britannique. Les Britanniques et les Irlandais loyaux à la Couronne voient cette tentative comme un mauvais coup porté aux soldats qui se battent dans les tranchées…

De la loyauté à la trahison

En août 1914 a éclaté la Grande Guerre. Le Premier ministre britannique Lord Asquith convainc les Irlandais des deux camps, nationalistes et loyalistes, de mettre une sourdine à leur différend jusqu’à la fin du conflit. Il fait d’autre part avaliser le texte du«Home rule» (autonomie de l’île) par le roi Georges V avec la promesse d’un amendement concernant l’Ulster. Dès le début du conflit européen, les Irlandais se portent massivement volontaires dans l’armée britannique pour combattre les Allemands. Au total 200.000 environ.

Quelques extrémistes du Sinn Fein nationaliste et de l’IRB (Irish Republican Brotherhood) préfèrent toutefois appliquer l’adage : «England’s difficulty is Ireland’s opportunity» (Les difficultés de l’Angleterre sont des occasions à saisir pour l’Irlande).

L’un d’eux, Sir Roger Casement, un diplomate de belle prestance, se rend en Allemagne pour convaincre des prisonniers irlandais de prendre l’uniforme… allemand ! Il prend également contact avec les autorités allemandes et leur demande des armes en vue d’une insurrection prévue le dimanche de Pâques 1916, un 23 avril.

Les insurgés du Sinn Fein et de l’IRB disposent d’un millier de Volontaires irlandais et d’une centaine de miliciens de l’Armée citoyenne de James Connolly. Ces hommes forment ce que l’on appellera un peu plus tard l’Irish Republican Army (IRA)…

Deux jours avant Pâques, le chalutier hollandais qui devait livrer les munitions est arraisonné et, plutôt que d’être capturé, se saborde. Casement, capturé par les Anglais, sera pendu pour haute trahison. Informé de ces déconvenues, Thomas Clark, président du «gouvernement provisoire irlandais», maintient le principe de l’insurrection mais la reporte au lendemain de Pâques, à midi (scrupule religieux ? superstition, le 23 avril étant la fête de Saint George, patron de l’Angleterre ?…).

À l’heure dite, les insurgés qui ont été informés du changement de programme occupent plusieurs bâtiments stratégiques au centre de Dublin, dont la Poste, l’Hôtel de ville, le Palais de Justice et des gares.

Ils déploient le drapeau tricolore au-dessus de la Poste et l’un de leurs chefs, le poète Patrick Pearse, lit une proclamation aux badauds :

«Au nom de Dieu et des générations mortes dont elle reçoit la vieille tradition nationale, l’Irlande, par notre voix, appelle ses enfants à son drapeau. Soutenus par nos frères exilés en Amérique, nous déclarons que le droit du peuple irlandais à la propriété de l’Irlande et à la libre détermination de sa destinée est libre et imprescriptible.»

Les insurgés espèrent que les badauds vont se rallier à l’insurrection. Las, ils sont conspués par la foule qui commence à se rassembler devant le bâtiment. Qui plus est, ils s’abstiennent d’occuper le Château, résidence du vice-roi et siège du gouvernement général, bien qu’il n’ait pas de défenseurs. C’est l’échec.

Une répression féroce… et contre-productive

L’armée britannique amène de l’artillerie lourde et bombarde consciencieusement le centre de Dublin. Après cinq jours de résistance, les insurgés capitulent sans conditions. Bilan humain : une soixantaine de morts parmi les insurgés, une centaine parmi les assaillants et plus de deux cents parmi les civils, environ 3.000 arrestations.

Un Conseil de guerre condamne à mort tous les meneurs (James Connolly, blessé, doit être calé contre une chaise pour être fusillé comme il convient). Parmi les condamnés à mort figure John MacBride dont le fils, Seán MacBride, deviendra Premier ministre de la République d’Irlande avant de fonder Amnesty International et d’obtenir pour cela le Prix Nobel de la Paix en 1974.

Un certain Eamon de Valera échappe à l’exécution du fait de sa citoyenneté américaine (il est né d’un père espagnol et d’une mère irlandaise). Il deviendra le premier Président de la République d’Irlande.

Contre toute attente, la férocité de la répression va retourner l’opinion publique en faveur des insurgés et transformer les condamnés en martyrs de la cause irlandaise. Même le gouvernement américain, pressé par sa communauté irlandaise, s’y met et plaide l’indulgence auprès de Londres.

David Lloyd George, Premier ministre en décembre 1916, libère ou amnistie plusieurs chefs de l’insurrection (de Valera, Griffith, Collins…) pour complaire aux Américains. Dans les mois qui suivent, les élections témoignent en Irlande d’un courant de sympathie inattendu en faveur du Sinn Fein, naguère marginal.

La paix revenue, les élections générales sont un triomphe pour le Sinn Fein qui totalise en Irlande 73 députés sur 105. Prônant l’indépendance, ils refusent néanmoins de siéger à Westminster. Le 21 janvier 1919, à Dublin, ils constituent un Parlement national (Dail Eireann en gaélique). Ils lancent en vain un Appel aux Nations en vue de l’indépendance de l’île.

 

INVITATION

Vous êtes cordialement invités à la conférence animée par Yves Mervin

.

organisée par l’IDBE

Un temps de questions-réponses vous sera réservé à la fin de la conférence.

Nous continuerons la discussion en toute amitié et décontraction autour d’un cocktail de fin d’après-midi offert par l’IDBE.

*Entrée libre et gratuite.

Réservation conseillée auprès de Servane (idbe.gwp@gmail.com/06 81 87 54 63)

Prochain dossier: Les luttes celtiques/ Gouren

Bientôt de nombreux documents concernant les Luttes Celtiques/Gouren seront présents sur le site de la bibliothèque numérique de l’IDBE.
Vous y trouverez des ouvrages, des photos, affiches….Dans un premier temps c’est surtout l’aspect dit « moderne » du Gouren qui sera exploité.
La Fédération de Gouren de Landerneau et particulièrement Monsieur Caron, nous ont ouverts leur porte et mis à notre disposition une partie des documents que vous allez trouver dans ce dossier.
Pour les archives plus anciennes se trouvent dans les locaux de la mairie de Belle Isle En Terre. Un musée devait voir le jour. Hélas, le projet est actuellement plus qu’incertain. Le responsable que nous avons pu joindre au téléphone nous refuse catégoriquement l’accès à ces documents. Nous nous étions pourtant engagés à ne mettre en ligne que les pièces dont nous aurions obtenu l’autorisation par les ayants-droits. De plus nous aurions peut-être pu aider à la réalisation du musée grâce à l’aide nos nombreux adhérents et contributeurs.

Pour rappel: Les luttes celtiques/ Gouren
Les origines remonteraient aux migrations en Bretagne armoricaine des groupes celtes venus de Grande Bretagne (Cornouaille et Pays de Galle), mélangés eux-mêmes à des groupes originaires d’Irlande.

Ces migrations sont successives du IVième au VIIième siècle sous la pression des Germains (Angles et Saxons) qui colonisent dans le même temps les Îles Bretonnes.

La lutte bretonne serait née du brassage entre les luttes pratiquées par ces groupes de migrants et la lutte armoricaine continentale du haut Moyen-Âge. Mais tout cela resterait bien incertain, même si la persistance prouvée de luttes celtiques proches de la lutte bretonne, en Irlande, aux Pays de Galle et en Cornouaille britannique, renforce cette hypothèse. L’Irlande n’aurait que très récemment (fin XIXième ?) perdu trace de la pratique de sa lutte (Collar and Elbow), qui resterait pratiquée aux USA, importée par les colons irlandais.
Les premières représentations attestées de luttes celtiques
remontent au IXième siècle, en Irlande principalement (cf la croix de Kells), en la présence de textes relatant des jeux gaéliques ou des sculptures sur des croix ou des monuments religieux.

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